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Association loi 1901 pour la diffusion, et l'enseignement des arts créatifs et plus particulièrement le Kumihimo. Les produits créés sont vendus pour payer toutes les fournitures nécessaires. 

Kumihimo

"Depuis toujours, l’homme noue, attache, ligote, ficelle,
bref utilise des liens dans sa vie de tous les jours.
Mais certaines cultures ont transformé cet acte ordinaire en véritable œuvre d’art.

Au Japon, le Kumihimo, ou l’art du tressage en oblique en est un exemple.

Aux IIIème et IVème siècles, le Kumihimo est utilisé par la haute société. C’est ce que nous apprennent des objets retrouvés dans de riches tombeaux de cette période.
L’art du Kumihimo devient plus élaboré avec l’influence
des cultures chinoises et coréennes au VIème siècle.

Au siècle suivant, le Bouddhisme commence à se répandre au Japon encouragé par le Prince Impérial Shôtoku Taishi (574-622).
Le Kumihimo devient plus complexe et devient un moyen de signifier le rang
des nobles et des moines Bouddhistes par les couleurs et les motifs.

En 894, l’envoyé impérial chinois à la cour des Tang
est rappelé du fait de guerres civiles en Chine.
Le Japon n’est plus soumis à l’influence culturelle chinoise.
Le Kumihimo se démocratise et se répand parmi toutes les couches sociales.

Le XIIIème siècle voit l’avènement des Seigneurs de Guerre. Le Kumihimo qui allie la résistance à l’esthétisme est très utilisé par les guerriers (Bushi).
Il fallait plus de 300 mètres de Kumihimo pour relier entre elles
toutes les plaques (Kozané) d’une armure.

Lors de l’époque Sengoku (Période d’instabilité allant de 1467 à 1568, marquée par des luttes intestines entre sectes religieuses et seigneurs daimyô pour la suprématie) au cours de laquelle de célèbres guerriers japonais se sont affrontés à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, la pratique consistant à verser du poison dans le thé était répandue. Afin de prévenir ce genre de pratique, une technique de nouage appelée  » fûin-musubi  » utilisée pour le cordon du sac contenant la boîte à thé, a été mise au point, permettant de savoir immédiatement si quelqu’un y avait touché. Ce sont les maîtres de thé qui ont inventé cette technique selon laquelle un fil protégeait la vie de leur seigneur, et comme elle était entièrement transmise à l’oral, on l’appelait  » nœud illusoire « . Plus de 500 techniques de nouage ont été créées.

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