Bienvenue chez Plumes Bijoux & Kumihimo

Nous sommes une association tournée vers l'enseignement, la diffusion, la découverte des arts créatifs en général et plus particulièrement du Kumihimo. 

Venez découvrir nos ateliers en cours particulier ou par groupe de 5 personnes maximum. 

Ils sont adressés aux petits comme aux grands à partir de 6 ans. 

Pour prendre rendez-vous atelier@plumesbijoux.com

Le Kumihimo

où l'art du Tressage Médiéval Japonais

Depuis toujours, l’homme noue, attache, ligote, ficelle, bref utilise des liens dans sa vie de tous les jours. Mais certaines cultures ont transformé cet acte ordinaire en véritable œuvre d’art. Au Japon, le Kumihimo, ou l’art du tressage en oblique en est un exemple.

Aux IIIème et IVème siècles, le Kumihimo est utilisé par la haute société. C’est ce que nous apprennent des objets retrouvés dans de riches tombeaux de cette période. L’art du Kumihimo devient plus élaboré avec l’influence
des cultures chinoises et coréennes au VIème siècle.

Au siècle suivant, le Bouddhisme commence à se répandre au Japon encouragé par le Prince Impérial Shôtoku Taishi (574-622). Le Kumihimo devient plus complexe et devient un moyen de signifier le rang des nobles et des moines Bouddhistes par les couleurs et les motifs.

En 894, l’envoyé impérial chinois à la cour des Tang est rappelé du fait de guerres civiles en Chine. Le Japon n’est plus soumis à l’influence culturelle chinoise. Le Kumihimo se démocratise et se répand parmi toutes les couches sociales.

Le XIIIème siècle voit l’avènement des Seigneurs de Guerre. Le Kumihimo qui allie la résistance à l’esthétisme est très utilisé par les guerriers (Bushi).
Il fallait plus de 300 mètres de Kumihimo pour relier entre elles
toutes les plaques (Kozané) d’une armure.

Lors de l’époque Sengoku (Période d’instabilité allant de 1467 à 1568, marquée par des luttes intestines entre sectes religieuses et seigneurs daimyô pour la suprématie) au cours de laquelle de célèbres guerriers japonais se sont affrontés à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, la pratique consistant à verser du poison dans le thé était répandue. Afin de prévenir ce genre de pratique, une technique de nouage appelée  » fûin-musubi  » utilisée pour le cordon du sac contenant la boîte à thé, a été mise au point, permettant de savoir immédiatement si quelqu’un y avait touché. Ce sont les maîtres de thé qui ont inventé cette technique selon laquelle un fil protégeait la vie de leur seigneur, et comme elle était entièrement transmise à l’oral, on l’appelait  » nœud illusoire « . Plus de 500 techniques de nouage ont été créées.

Au XVIIème siècle, le Kumihimo se répand dans toutes les couches de la société japonaise. En 1867,  de nombreux guerriers qui ont perdu leur poste avec la chute du système féodal, se sont spécialisés dans la confection des Kumihimo, diffusant leurs techniques dans toute la région du Kantô, située autour d’Edo, ancienne résidence du Shôgun.

Lorsque le port des sabres a été interdit par un édit impérial de 1876, l’utilisation du sagéo (petite corde unie ou tressée, en coton ou en soie destinée à maintenir le saya (fourreau) sur le obi (ceinture) lorsque le sabre est porté à la ceinture,  qui y était attaché, devint populaire en tant qu’ornement des larges obis des femmes. A partir de ce moment et jusqu’à présent, la demande de Kumihimo concerne principalement les cordons de ceinture  » obi-jimé  » des kimonos de femmes.

Alors que cet art du tressage disparaissant en Chine et en Corée, le Japon a continué de transmettre son savoir.
Des cours de tressage de Kumihimo sont donnés depuis 25 ans au Musée des arts orientaux de Cologne sur l’outil ancestral le marudai.
Par la suite, des demandes émanant de Berlin et de Vienne, puis des pays de l’Europe de l’Est, les ateliers de tressage de Kumihimo se sont multipliés.
Le tressage n’est pas qu’un travail manuel et créatif. Il y a la sensation de ne faire qu’un avec l’œuvre qui nous entraine vers la méditation.